l'édito

Première bougie pour notre magazine

Un an après le lancement de notre JI format magazine, c’est à nouveau aux AmFis de la France insoumise, ce mois d’août à Valence, que l’équipe du JI est venue présenter son 16ème numéro. L’an dernier, à Toulouse, c’est avec Mathilde Panot en une que nous avions démarré cette nouvelle aventure. C’est année, c’est à nouveau une combattante que nous avons voulu mettre à l’honneur. Crise du Covid, bifurcation écologique, libertés publiques, lutte anti-raciste, Danièle Obono nous livre ses analyses, ses combats, ses espoirs dans un long entretien. Au fur et à mesure des numéros sortis cette année, c’est à chaque fois de nouvelles rubriques qui ont vu le jour, avec le souci de vous informer et de traiter les sujets d’actualité, de sociétés mais aussi les grands enjeux de notre temps. Pour ce 16ème numéro, il nous a paru indispensable de créer un espace pour parler d’une ressource si précieuse, indispensable à la survie humaine, si présente dans nos corps et sur Terre et pourtant si rare et toujours plus menacée par l’appétit capitaliste et ses conséquences. L’eau. Dans « l’eau dans tous ses états », titre de cette nouvelle rubrique, nous aborderons, au fur et à mesure de nos numéros, le cycle de l’eau dans toute sa globalité, dans toute ses spécificités et enjeux.

Lire la suite...

à la une

L’approbation de la population quant aux manifestations qui se déroulent en tous points du pays ne fait aucun doute.
Selon le baromètre social CELSO, 85,8% approuvent le mouvement contre 7,3%.

Une modification de la Constitution serait assez ou très importante pour 80,7% des Chiliens quand 76% se disent insatisfaits ou très insatisfaits de la Constitution actuelle.

Dans le cas où une modification de la Constitution serait envisagée, 75,7% pensent que le mécanisme devait être celui d’une assemblée constituante élue par les citoyens, 14,7% pensent qu’elle devrait relever d’un groupe d’experts et 3,4% qu’elle devrait être entre les mains du Parlement.

87% de la population dit ressentir de l’espoir et de l’intérêt pour ce changement.

Les principales revendications évoquées concernent les retraites, la santé et l’éducation.

Les indices de confiance reviennent d’abord aux pompiers (bénévoles, il faut le rappeler), aux universités, à l’INDH (Institut National des Droits de l’Homme), aux hôpitaux et aux conseils de quartier.

Les pires indices de confiance reviennent au président, aux ministres, aux parlementaires, aux carabiniers, aux forces armées, aux hommes d’affaires, aux tribunaux et aux organisations religieuses.

La Croix Rouge a dénombré plus de 2700 blessés lors des manifestations alors que l’INDH n’en a relevé que 1700. Et beaucoup ont peur de se rendre à l’hôpital par peur d’être arrêtés.

Le peuple reste mobilisé malgré la répression et le gouvernement cherche à gagner du temps sous prétexte de consultations avec les partis politiques qui n’ont aucun pouvoir et sont totalement absents des manifestations. Pourrait-on dire qu’ils se cachent ?

Néanmoins, de jeunes leaders sociaux, lycéens ou universitaires, haussent le ton et donnent une cohérence à ces mobilisations pour la dignité où chacun à sa place.

La tentative du pouvoir et des médias de vouloir diviser la classe populaire et la classe moyenne semble échouer.

Pendant ce temps, par la voix de Sergio Micco, son directeur, l’INDH a présenté plus de plaintes pour torture dans les 2 semaines passées que pour toute l’année dernière. 18 plaintes pour violences sexuelles dans les commissariats ont été déposées, 157 personnes souffrent de lésions oculaires et 72 sont toujours portées disparues.

L’INDH s’est jointe à la mission de l’ONU pour enquêter sur les violations des Droits de l’Homme et réclame toujours les rapports d’autopsie des 11 personnes brûlées dans les supermarchés où beaucoup de doutes subsistent quant aux causes de décès.

7 membres de l’INDH ont été frappés et blessés lors des manifestations.

Toutes ces violences et ces exactions de la part des carabiniers et des militaires expliquent la grogne de l’immense majorité de la population et sa méfiance à l’égard des institutions.

¡Chile despierta ! Le Chili se réveille!

Par Christian Rodriguez

https://www.cooperativa.cl/noticias/pais/manifestaciones/encuesta-ocho-de-cada-10-chilenos-estan-de-acuerdo-con-cambiar-la/2019-11-03/111328.html?fbclid=IwAR1hplbwbx9cZrtyaeJwhFZc1baYKCWCrFXkil2ORptx3yh6fHpkifWLWLU

 

 

1%

LE CHIFFRE DU MOIS

Les 1% les plus riches émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.