France

NOUVELLE-AQUITAINE | Clémence Guetté « La région est bien trop éloignée des habitant·es. Le premier enjeu c'est la démocratie ! »

Clémence Guetté conduit la liste « On est là » en Nouvelle-Aquitaine soutenue par la France Insoumise et le NPA.

1-Vous êtes tête de liste en Nouvelle-Aquitaine, que souhaitez-vous porter lors de cette élection ?

Je souhaite que les habitant·es de la région puissent retrouver leur pouvoir démocratique. Nous sommes la seule liste à porter une vraie politique de rupture, de gauche, et dans l’unique intérêt des néo-aquitain·es. La Région Nouvelle-Aquitaine est immense : plus de 6 millions d’habitants, soit la surface de l’Autriche. C’est un lieu où se prennent des décisions très importantes concernant l’économie, l’agriculture, l’écologie, mais c’est malheureusement aujourd’hui un lieu très éloigné des citoyennes et citoyens, qui ignorent tout de ce qui s’y passe. Quels y sont les grands enjeux, les positions prises par les différents groupes, les possibilités qu’a la Région ? Depuis 23 ans la région est gérée en bon patriarche par M. Rousset, ami des gouvernements néolibéraux qui nous surplombent. Il est temps d’y mettre fin. Je veux présider la région pour y porter une vraie politique de rupture, mais surtout pour y remettre de la démocratie. Nous serons de vrais représentants du peuple, soumis au mandat révocable, instaurant le Référendum d’Initiative Citoyenne : ce que doit être une région vraiment démocratique !

2-Quels sont les enjeux propres de cette élection dans votre région ?

Il y a d’abord la taille de cette région : depuis la fusion des régions, la Nouvelle Aquitaine est devenue un gigantesque territoire, ultra centralisé en Gironde et plus particulièrement à Bordeaux. La décision politique est donc bien trop éloignée des habitant·es. Le premier enjeu est alors la démocratie : nous devons redonner le pouvoir à la population.

Ensuite, nous sommes une des régions avec la plus grande surface agricole. La bifurcation écologique doit passer par la bifurcation de l’agriculture : c’est donc un des enjeux majeurs de cette élection. Face à cela, une candidate comme Mme Darrieussecq, ministre de Macron, soutient des projets destructeurs de l’environnement comme les bassines, voire illégaux comme le lac de Caussade : c’est indécent. Nous portons une réelle politique écologique.

Enfin, il y a la question de l’emploi : beaucoup trop d’entreprises ferment dans la région, laissant les salarié·es sur le carreau, et la région ne fait rien pour l’empêcher. Pourtant, elles auraient un rôle majeur à jouer dans le changement de notre système. Je pense par exemple aux fonderies du Poitou ou à Verralia : nous devons sauvegarder l’emploi et aider les gens à retrouver un métier qui a du sens dans notre époque !

3-Quels sont les trois mesures phares de votre liste ?

S’agissant des transports, nous proposons la gratuité sur le réseau régional pour toutes et tous. C’est pour nous une mesure de justice écologique et sociale. Le soulèvement des gilets jaunes nous l’a bien montré : les pseudos politiques écolos du gouvernement sont injustes socialement, et donc inefficace écologiquement. Nous proposons donc de répondre à cela.

S’agissant de la jeunesse, nous voulons un investissement massif dans la formation publique. Depuis longtemps, et encore plus dans la période que nous vivons, la jeunesse a besoin de réponses, de solutions, d’accompagnement. Mais cela ne veut pas dire des solutions ponctuelles et précaires, uniquement pour répondre à une crise énorme. Les jeunes doivent bénéficier d’un accompagnement sur le long terme, solide et de qualité, mais surtout qui a du sens dans le monde d’aujourd’hui.

S’agissant de l’emploi, nous souhaitons conditionner les aides aux entreprises aux respect de l’emploi et de l’environnement. En clair : pas de subventions pour les entreprises qui polluent ou qui licencient. Pour nous, les entreprises ce sont bien sûr les responsables de TPE ou PME, mais ce sont surtout les salarié·es qui les font fonctionner. Les plans de licenciement sont aujourd’hui bien trop nombreux dans la région : nous ne pouvons pas laisser ainsi les salarié·es sans solution. Le pire, c’est quand ces entreprises licencient après avoir perçu de l’argent public, et elles sont nombreuses à le faire. Pour nous, c’est non.

Entretien réalisé par Anthony BRONDEL

 

 

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