France

Jean-Luc Mélenchon est venu le 2 octobre dernier dans le Haut-Doubs se rendre compte des effets de la sécheresse et du dérèglement climatique sur le Doubs, rivière qui est à sec en plusieurs endroits. Il veut être un "lanceur d'alerte" sur cette situation et sur l'importance de mieux gérer cette ressource.

Devant des paysages défigurés et dénaturés, Jean-Luc Mélenchon a rencontré Philippe Henry, géologue, chercheur au laboratoire Chrono-Environnement et maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, Claude Faivre de l’association les Marais de la Tanche et Guy Magnin-Feysot, ancien maire de Levier. En échangeant avec ces acteurs de terrain, il a pu mesurer l'ampleur et la complexité de ce phénomène.

Une prise de conscience est nécessaire
Devant les journalistes, Jean-Luc Mélenchon a confirmé que l'eau est un des grands enjeux de notre siècle : « La question de l’eau, demain, et d’abord celle de l’eau potable, conditionnera toutes les autres. Le jour où l'on ouvrira son robinet et qu'on verra qu’il n’y a plus d’eau, chacun prendra réellement conscience que c’est une matière première rare ». Le changement climatique pousse à l'extrême les conséquences nocives de toutes les sources qui l'ont créé : productivisme agricole irresponsable, urbanisme galopant, etc... Jean-Luc Mélenchon a ajouté que réparer ne sera pas suffisant et qu’il faudra faire différemment, il s’agit désormais de « reconstruire un autre ordre des choses, aider la nature à redevenir un écosystème compatible avec la vie humaine ».

« Le problème de l’eau va devenir transversal »
Sensible aux questions environnementales, il insiste sur le fait que l’enjeu autour de l’eau sera un problème qui conditionnera toutes les décisions politiques. C’est pourquoi ce sujet doit être au cœur des prochaines campagnes électorales. Jean-Luc Mélenchon veut mettre sa notoriété au profit d’une situation catastrophique, car parmi les décideurs, la prise de conscience n’est pas faite. Le président du groupe Insoumis a aussi déclaré que « l’eau n’a pas de parti » quelques soient leurs opinions politiques, les gens ne supportent pas de voir leur rivière (ici le Doubs) à sec.

Dénonçant la gestion de la ressource par les grands groupes privés, il a ajouté que « l’eau est un bien commun, il n’y a pas de raison que ce soit une propriété privée ». Cette notion de bien commun prônée par la France Insoumise depuis des années figurait déjà dans son programme l’Avenir en commun en 2017.

Résolument tourné vers l’avenir, Jean-Luc Mélenchon compte sur la « planification sur le long terme, pas depuis la capitale mais avec les communes » pour enrayer le problème. « La complexité [ne devant pas] servir de prétexte à l’inaction », il a terminé sur une note d’optimisme en déclarant que « nous voulons être la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».

Hélène Magnin-Feysot

Crédit photo : Hélène Magnin-Feysot

 

 

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