France

Val Tolosa, un projet d'hyper centre commercial dans la région Toulousaine, est avant tout la promesse d'un désastre économique et écologique.

Depuis 15 ans le collectif "Non à Val Tolosa" milite contre ce projet, multipliant les actions et les recours en justice pour que ce projet ne voit pas le jour. Projet porté par le maire de Plaisance du Touch et le promoteur Unibail, il signerait la destruction d'espèces naturelles protégées et des commerces locaux des villes à proximité telles que Colomiers, Tournefeuille, La Salvetat Saint Gilles, Léguevin, et surtout Plaisance du Touch qui voit le projet avancé sur ses terres. Une artificialisation des terres et plus de 20 000 véhicules /jour.

Si l'organigramme d'Unibail semble calqué à celui des proches du Président et son mouvement En Marche. Un discours de façade de Macron sur la moralisation de la politique qui cache mal un énième conflit d'intérêt : Unibail succursale de l'ère Macron! Puis un autre acteur sort du bois. Il s'agit du Préfet du coin. Ce dernier signe un décret sorti de nulle part voire sorti de l'imagination de complices qui ont tout intérêt à voir le projet se concrétiser. En premier lieu le Maire de Plaisance et la députée Iborra élue En Marche après deux mandats avec le PS.

Un décret absolument illégal.

Une véritable saga : 3 décisions de justice ont interdit ce projet : intérêt public non démontré et destruction d'espèces naturelles interdites. Le décret préfectoral remis en cause est publié le 12 juillet. Pourtant la Cour d'appel de Bordeaux valide la décision précédente du Tribunal administratif de Toulouse interdisant la destruction des espèces naturelles sur la Ménude, le 13 juillet.

C'est dans ce contexte d'illégalité et de non respect des décisions de justice, que les opposants au projet décident Lundi 24 juillet d'occuper les accès au terrain à partir de 5 heures du matin afin d’empêcher l'installation d'engin de chantier et donc le début du chantier. Des militants du collectif, de la France Insoumise ou simples citoyens conscients de l'importance du sujet. Confrontation de deux visions de la société.

Un blocage du chantier qui accompagne une action en justice un nouveau recours au Tribunal administratif de Toulouse pour démontrer l'illégalité de l'arrêté du Préfet.

L'audience au tribunal ce vendredi 28 juillet à 10h. Le blocage des accès durera jours et nuits pendant 5 jours et ce même vendredi la décision du tribunal administratif de Toulouse tombe.

Récompensés par leur travail juridique et de terrain, les militants explosent de joie, le juge statue en faveur de la suspension de l'arrêté préfectoral. Les travaux n'auront pas lieu !!! Information relayée immédiatement sur les réseaux sociaux par le collectif et la députée France Insoumise, Mathilde Panot.

Une nouvelle victoire célébrée par le collectif Non à Val Tolosa et ses soutiens et leur avocate Alice... Cette nouvelle ne signe pourtant pas la fin du bras de fer entrepris entre Unibail et les opposants au projet. Les présidents du collectif, par l'intermédiaire de Francis Toral vous invite à les rejoindre pour partager leur combat. L'arrêté doit dans un second temps être analysé sur le fond pour être, sans doute annuler comme le précédent.

Si vous souhaitez vous informer ou rejoindre le mouvement : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Article rédigé par Ninon GILLET.

 

 

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