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Portrait sensible et passionnant d’un homme politique au cœur d’une page de l’histoire de notre pays, L’insoumis sort dans les salles ce mercredi !
Une aventure politique au regard critique sur les médias qui nous fait (re)vivre, de l’intérieur, la dernière campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

De février 2017 au soir du premier tour des élections présidentielles, le réalisateur Gilles Perret (Les Jours heureux, La Sociale) a suivi le candidat Jean-Luc Mélenchon pendant les derniers mois de sa campagne électorale. Il en tire un portrait passionnant, celui d’un homme qui traverse un moment important de l’histoire politique de son pays comme de sa vie personnelle.

Loin de l’image médiatique caricaturale qui lui est généralement associée, on rencontre ainsi un Jean-Luc Mélenchon profondément humain, érudit et sensible. On partage son quotidien, rythmé par les revues de presse avec son équipe, les nombreuses heures de préparation, les prises de parole au cœur d’une forêt de micros et d’objectifs, les multiples voyages en train pour traverser la France, et puis les moments de travail et de réflexion solitaire… Et au détour d’une pause, d’un trajet, il livre à la caméra ses analyses politiques ou sa façon d’envisager le pouvoir, profite d’un raccord maquillage pour expliquer le concept de la révolution citoyenne.
Jean-Luc Mélenchon se définit comme un « intellectuel engagé ». Et le mot n’est pas vain.
« J’y crame toute ma vie », dit-il. Et c’est cela que le film nous permet de comprendre : l’élan vital de l’engagement politique, mais aussi le poids qui l’accompagne parfois.
Ainsi, ce plan poignant de Jean-Luc Mélenchon de dos, debout, regardant le soleil se coucher sur les toits parisiens alors qu’il vient d’apprendre les résultats du premier tour. Ou encore cette séquence très forte après un passage difficile en plateau-télé, où l’on suit un homme aux épaules lourdes, profondément affecté et meurtri par l’attitude des journalistes qui l’ont sciemment empêché de porter son message politique.

Car en creux, le film livre aussi une critique acerbe des médias dominants, dont on sent l’emprise puissante sur la campagne électorale (et son résultat) tout au long du film. Au fil des préparations aux passages médiatiques et des débriefings, des articles dithyrambiques sur le candidat Macron à l’amoncellement de titres catastrophistes attaquant le candidat de la France insoumise pendant les dernières semaines, on mesure le poids d’une presse nationale dont les 90 % sont entre les mains de neuf milliardaires, et la difficulté à faire entendre une proposition qui va contre l’ordre établi. En témoigne cette remarque désabusée lorsque les courbes de sondage se croisent et donnent Jean-Luc Mélenchon devant le candidat de la droite : « Je vais encore manger du Poutine à tous les repas... »
Touchante aussi, l’exaspération de Sophia Chikirou, la directrice de communication, devant les journalistes commentant en temps réel l’arrivée des candidats lors du débat organisé par TF1, traquant le croustillant et les petites piques, comme s’il s’agissait d’une émission de « télé-réalité » politique... à mille lieues de l’enjeu du moment.

L’insoumis, c’est enfin un film d’aventure politique. De meeting en meeting et de ville en ville, il nous plonge dans l’intimité d’une équipe de campagne, dans son rythme effréné. Il nous fait partager les analyses stratégiques au « QG de campagne » et les réglages techniques comme les bains de foule et les belles rencontres humaines.
A travers tous ces visages tendus vers un même objectif, on comprend tout le travail, toute l’énergie déployée derrière l’homme qui se tient au premier plan. On s’attache à leur espoir et leur élan. On ressent avec toute l’équipe la tension de la campagne qui va crescendo jusqu’à la fin du film, laquelle laisse s’égrainer les insupportables heures d’attente du résultat... et Gilles Perret réussit la gageure de nous maintenir en haleine jusqu’au bout, alors même qu’on connaît déjà l’issue du combat !

Film sensible mais jamais complaisant, L’insoumis ne cherche pas à promouvoir un programme politique mais montre avec finesse, à travers l’homme Jean-Luc Mélenchon, ce que signifie l’engagement politique au plus haut niveau, aiguisé par les enjeux et les aléas d’une campagne électorale majeure. Un bien beau portrait de « tribun du peuple ».

Où voir "L'insoumis" dès ce mercredi ?

  • Angers, Les 400 Coups.
  • Avignon, Utopia Avignon.
  • Blois, Les Lobis.
  • Bordeaux, Utopia Saint-Siméon.
  • Brest, Les Studios.
  • Chambéry, Cinéma le Forum.
  • Clermont-Ferrand, Le Rio.
  • Cran-Gevrier, La Turbine.
  • Grenoble, Le Méliès
  • Hérouville-Saint-Clair, Café des Images.
  • Le Mans, Cinéma Les Cinéastes.
  • Lille, Le Metropole.
  • Limoges, Cinéma Grand Ecran Ester
  • Lyon, Le Comœdia.
  • Lyon, Cinémas Lumière Bellecour.
  • Marseille, Pathe Le Madeleine.
  • Meythet, LE RABELAIS.
  • Montbéliard, Colisée Concorde.
  • Montpellier, Cinéma Diagonal.
  • Montreuil, Le Méliès.
  • Nancy, Caméo Officiel Commanderie.
  • Nantes, Cinéma Le Concorde
  • Nice, Cinéma le Rialto.
  • Nîmes, Cinéma le Sémaphore.
  • Orléans, Cinéma Les Carmes.
  • Paris, UGC Ciné Cité Les Halles.
  • Paris, Espace Saint-Michel.
  • Paris, Sept Parnassiens.
  • Paris, Cinéma Publicis Champs Elysées.
  • Paris, Majestic Bastille.
  • Paris, Cinema Escurial.
  • Paris, Gaumont Opéra.
  • Perpignan, Le Castillet.
  • Rennes, Ciné TNB.
  • Rouen, Omnia République.
  • Saint-Étienne, Le Méliès (Projection avec G Perret le 27 fév, puis sortie 14 mars)
  • Saint-Gaudens, Le Régent.
  • Sillingy, Tournée Cinébus.
  • Strasbourg, Cinéma Star.
  • Toulouse, American Cosmograph.
  • Vaison-la-Romaine, Le Florian.
  • Valence, Le Navire Valence.

 

 

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LE CHIFFRE DU MOIS

C'est le nombre de postes d'enseignants restés vacants à l'issue de la session 2018 du CAPES et du CRPE. Les métiers de l'éducation n'attirent plus, les raisons sont multiples : faibles salaires, classes de plus en plus surchargées, manque de reconnaissance.